Compléments de service et sécurité routière
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Tous les ans de plus en plus de nos collègues sont amenés à compléter leur service dans un autre établissement. Ces établissements différents sont parfois très proches mais la plupart du temps la distance les séparant exige l’utilisation d’un véhicule personnel.
Ceci pose un premier problème, car aucun règlement d’examen d’entrée dans l’Éducation nationale n’impose la possession du permis de conduire ni celle d’un véhicule personnel.
Le second problème rencontré, est le retentissement de ces dégradations des conditions de travail sur la santé et l’augmentation des risques d’accident de trajet.
En effet, si certains chefs d’établissement mettent de la bonne volonté à établir des emplois du temps compatibles pour ces collègues, ce n’est pas toujours le cas. Les changements d’établissement se font parfois en cours de journée, bien souvent sur le temps de midi (voire entre 12 h et 13 h). Ceci entraîne une fatigue et un stress importants qui se cumulent tout au long de l’année sans oublier parfois, selon la distance à parcourir et le temps imparti, la disparition du repas de midi qui augmente la détérioration de la santé de ces collègues.
La multiplication des trajets augmente considérablement le risque d’accidents mais aussi le risque d’être verbalisé lorsque la coupure de l’emploi du temps ne permet pas de rejoindre sereinement son second établissement afin de prendre son service à l’heure. Dans ce cas, le professeur est directement touché d’une part, par la sanction financière et d’autre part, par la perte de points.
Contrairement à certaines sociétés privées, l’Éducation nationale n’a pas encore décidé de payer des stages de rattrapage de points à ces fonctionnaires à qui elle impose pourtant des contraintes inacceptables.
Ces détériorations de nos conditions de travail sont inadmissibles et nous devons nous battre pour que nos collègues soumis aux compléments de service puissent exercer leur métier dans les meilleures conditions possibles sans mettre en jeu leur santé.
