Lycées et LP dans l’éducation prioritaire : Nous étions nombreux-ses, le 17 novembre
Maintenons la pression ! En grève le 29 novembre
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Depuis le début de notre mobilisation, le discours du ministère a changé. Alors qu’il avait bien programmé la sortie des lycées et LP de tout dispositif d’éducation prioritaire, notre mobilisation en cette période l’a obligé à faire des promesses pour tenter de désamorcer celle-ci :
- En juin, la ministre écrivait que l’éducation prioriraire, se limiterait à la scolairité obligatoire, c’est-à-dire, pour elle les écoles et collèges, excluant ainsi les lycées.
- fin septembre, , la même affirmait que l’indemnité ZEP serait prolongée à taux plein jusqu’en 2019
- le 15 novembre, elle annoncait que les bonifications mutations seraient prolongées pour 2 ans (oubliant de préciser que cela ne concerne que les personnels en poste dans ces ZEP avant 2015, voir verso). Ces acquis, résultat de la mobilisation, restent bien insuffisants au regard de nos exigences.
Lors du débat parlementaire sur le budget, Najat Vallaud-Belkacem déclarait que les personnels des lycées ont raison d’exiger leur classement en éducation prioritaire et qu’il faut aller plus loin dans les réductions d’effectifs dans ces établissements. Après le succès de la grève du 17 novembre, massivement suivie dans la plupart des lycées et LGT ZEP de l’académie ainsi qu’en région parisienne, Lyon, Dreux, Rouen, Toulouse… la ministre s’est prétendue « heureuse de cette mobilisation » et que les lycées seront classés dans le dispositif EP, mais … au début du prochain quinquennat.
Ne lui gâchons pas son plaisir ! Nous ne sommes pas dupes de ces manoeuvres ! Nous n’attendrons pas le prochain quinquennat pour avoir la sécurisation de nos moyens et la garantie d’une carte élargie des lycées en éducation prioritaire.
Pour garantir de véritable moyens aux Lycées et LP d’éducation prioritaire et étendre le classement, la mobilisation, c’est maintenant !
Après le 17 novembre, avec l’intersyndicale, la CGT Educ’action 13 appelle les établissements du département à poursuivre la mobilisation et à son extension à tous les établissements qui devraient relever de l’éducation prioritaire.
- Maintenons la pression en multipliant les actions locales
- Accueillons la ministre en visite à Marseille le 28 novembre de 12 à 14h sur le parvis de St-Charles
- Soyons à nouveau en grève mardi 29 novembre, Manifestation à 10h30 à l’Ombrière du Vieux Port en direction de l’Inspection académique puis AG à 12H à la Bourse du Travail
Sortie de l’Éducation Prioritaire :
quelles conséquences ?
Pour les élèves :
La dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées, en majorité issus de milieux défavorisés. Pourquoi ? hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc.
Aggravation de la ghettoisation de nos établissements, comme vient de le dénoncer le Cnesco. Ce n’est pas le classement ZEP qui crée celle-ci, mais bien l’insuffisance de moyens qui leur sont alloués.
Pour les personnels :
- Dégradation des conditions de travail des personnels.
- Les bonifications APV pour les mutations ne sont conservées que pour les personnels qui étaient en ZEP en 2015 (date de la réforme) et ne progressent plus depuis cette date. Bonifications qui devaient disparaître à la rentrée 2018.
Suite à la mobilisation, la ministre a annoncé leur prolongation… sur 2 ans seulement.
- Fin de la compensation salariale sous forme d’indemnité ZEP (96€ par mois) ou de NBI (135€ environ) : leur extinction progressive pour les lycées était prévue à partir de la rentrée 2017. La mobilisation a déjà obligé le ministère à prolonger la clause de sauvegarde de 2 ans, soit le seul maintien de l’intégralité de l’indemnité en 2018-2019 au lieu des 2/3. C’est plus qu’insuffisant !
- A terme, menace sur l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) qui dépend du ministère de la ville, mais est liée à la difficulté d’exercer dans ces quartiers.
Les élections approchant, c’est maintenant que nous pouvons gagner ! Faisons entendre notre voix par notre mobilisation et la grève.
La CGT Educ’action exige :
- Une carte élargie des lycées ZEP, soit le maintien en Education prioritaire de tous les lycées et lycées professionnels ZEP actuels et l’entrée de ceux qui remplissent les mêmes critères sociaux des élèves accueillis.
- La réduction significative des effectifs par classe dans ces établissements et l’augmentation des moyens en dédoublements.
- Le renforcement des équipes de vie scolaire et de santé et service social.
- L’intégration de la concertation dans un temps de travail réduit de tous les personnels.
- Restauration de la sectorisation et mise en place d’un plan de construction et de rénovation pour des établissements et écoles à échelle humaine.
- Des équipes stables et des personnels titulaires en nombre suffisant. Cela passe par la titularisation immédiate de tous les précaires et une NBI revalorisée et égale pour tou-te-s.
- La valorisation de l’investissement professionnel des personnels dans ces établissements difficiles par le maintien des bonifications pour les mutations, des primes et leur extension à tous les personnels y exercant.

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