Déclaration de la CGT au CTSD "Carte scolaire 1er degré" du 10 avril 2015

mardi 14 avril 2015
par  cgteducaix


Ce CTSD a pour ordre du jour principal la préparation de rentrée 2015 et l’étude des moyens qui y sont consacrés. Au vu de son projet d’école, la CGT Educ’action ne peut que les juger très largement insuffisants. Ils sont d’autant plus insuffisants que nous craignons, comme tous ceux qui se sont mobilisés si nombreux hier, qu’ils n’aggravent encore les conditions de travail de nombreux collègues et d’apprentissage de nos élèves en ce qui concerne le non remplacement et le manque de formation continue notamment.


Même si le gouvernement a déclaré l’Education Nationale secteur prioritaire et que le rôle indispensable de l’école a été rappelé par le Président de la République et la Ministre suite aux événements du début d’année, force est de constater que rien ne va vraiment changer.
Concernant les personnels sociaux, le ministère et le rectorat doivent revoir en urgence le nombre de créations de postes d’assistantes sociales scolaires. Les créations prévues ne permettront en aucun cas de développer l’action du service social en direction du 1er degré des REP+ comme le prévoit la réforme de l’Education prioritaire, ni même de mettre une assistante sociale à temps plein sur chacun des REP+ de l’académie. Cela sera le signe indiscutable d’une réforme sans contenu et sans moyen en matière d’action sociale en direction des élèves les plus en difficulté et de leur famille.
De même, depuis que la réforme des rythmes scolaires a fait éclater le cadre des horaires de travail, les moyens alloués en tant que brigades dévolues aux remplacements pour les formations de 9 jours annuels des personnels en REP+ ne devraient plus être comptés en jours mais en heures. Or, si on se prête à ce calcul, ce n’est pas 79 postes de brigades qu’il faudrait créer mais 86 ! Nous signalons aussi que l’augmentation de la décharge annuelle des directeurs de 3 classes nécessite la création de 8 ETP qui n’ont pas été provisionnés.


Concernant les RASED, là encore, aucun signal fort. 3 postes créés, 10 départs en stage longs (option E) sur des postes vacants sont des moyens bien méprisants pour des missions reconnues par le président dans sa campagne électorale. Car même si les 10 départs en formation vont dans le bon sens, ils ne sauraient combler la totalité des postes E non pourvus, que nous estimons à une vingtaine et qui sont bien évidemment concentrés dans les endroits où l’absence d’enseignants spécialisés fait le plus cruellement défaut, comme par exemple aux écoles de la Castellane. Les postes qui resteront non pourvus seront-ils comblés par des contractuels, comme l’a annoncé Mr Dalmasso devant le préfet de région, au cours de l’audience du collectif de la Castellane ? La CGT éduc’action 13 réclame toujours des RASED complets constitués de maitres E, de rééducateurs (option G) et de psychologues scolaires.
Concernant les créations de postes, 54 mesures à suivre avec pour certaines des ouvertures qui auront lieu en septembre plaçant les personnels et les élèves surtout, dans des situations inconfortables. Là aussi la logique comptable prévaut sur les conditions de travail et d’apprentissage. Comme cette année, où l’augmentation du nombre d’élèves scolarisés était de 1,34% pour une augmentation des postes de 0,99%, le département voit son taux d’encadrement à un niveau identique. Mais peut être que la semaine de la persévérance annoncée au mois de mai va tout solutionner ! En tout état de cause, alors que de nouveaux rapports sont venus le confirmer, remettant en question l’approche de la réforme des REP+, on voit bien que la réduction des effectifs par classe est clairement abandonnée. La CGT Educ’action rappelle son refus des classes à plus de 20 élèves. Il est plus que temps d’investir massivement pour l’éducation afin de permettre à chaque jeune de trouver sa place dans une société toujours plus complexe et inégalitaire et aux personnels d’exercer leur métier sereinement.
Quant aux ouvertures de classes pour élèves de moins de 3 ans, la CGT réaffirme son attachement à cette mesure. Pour autant celle-ci doit se faire dans de bonnes conditions. Quels sont les effectifs retenus pour ces classes ? Ces ouvertures compteront-elles toujours dans la moyenne de l’école pour les seuils d’ouverture et de fermeture ? Les personnels enseignants et ATSEM recevront-ils une formation adaptée ? Les locaux seront-ils adéquats ? Alors que dans le même temps, l’inspection académique annonçait lors du groupe de travail, renoncer à 21 ouvertures à Marseille faute de locaux, en existe-t-il tout simplement encore qui puissent être utilisés dans les écoles visées pour les TPS ? La mairie de Marseille s’engagera-t-elle à mettre dans chacune de ces classes une ATSEM attitrée sans démunir les autres classes ?
Bien d’autres sujets de mécontentement pourraient être évoqués devant l’étendue des difficultés que rencontrent les personnels dans leur travail quotidien et ils ressentent amèrement l’écart entre le discours et la réalité du terrain. Par exemple, il nous intéresse de connaitre l’évolution de la scolarisation des élèves dans les écoles privées dispensées de réforme des rythmes scolaires. Trois ministres en deux ans et demi pour, au final, une « refondation » qui ne fait qu’acter la poursuite de la dégradation de notre service public. Vous comprendrez, dans ce cadre, que nous ayons été aussi nombreux hier pour dire notre ras-le-bol des politiques austéritaires. 


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